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Pourquoi procrastinons-nous?

A chacun sa procrastination

Il n’est pas rare que j’accompagne des personnes pour qui la procrastination est un véritable problème. Cela les l’empêche d’aller vers ce qu’ils désirent. Quelle est cette fameuse tendance à remettre au lendemain les choses que l'on devrait faire aujourd'hui, d'où peut-elle venir ?

Pourquoi sommes-nous si facilement enclins à remettre à demain certaines tâches, projets ou activités ? Ce qui nous fait culpabiliser - ou pas - en tous les cas nous empêche d’avancer comme nous l’imaginons…

Ce phénomène de reporter au lendemain touche tout le monde, même les plus productifs d'entre nous.

Est-ce parce que certaines personnes sont moins efficaces, plus paresseuses ou moins disciplinées que d'autres ? Pas nécessairement.

En fait, la procrastination provient de plusieurs facteurs, et cela varie d'une personne à l'autre. La première erreur est donc de comparer ma procrastination à la vôtre !

Il existe en effet différentes causes que j'ai identifiées au fil de mes recherches et selon mon expérience personnelle, qui nous amènent presque toujours à procrastiner.

Parce que connaître les causes de la procrastination est vraiment important pour porter un regard différent sur ces moments “suspendus quelque part”.

Voici les 5 principales pistes qui peuvent vous éclairer pour identifier pourquoi vous remettez au lendemain la tâche dont vous savez qu’elle est super importante.


L’indécision, source d'hésitation


Il m’arrive souvent de me surprendre à procrastiner parce que je suis indécise par rapport à une décision que je dois prendre ou une tâche que je dois effectuer…

Je suis indécise parce que je ne sais pas si je veux aller de l’avant ou non avec ce projet par exemple. Mon indécision m’amène à procrastiner par rapport à la réponse que je dois envoyer. Je sais qu’il faut que je réponde, mais je le remets toujours au lendemain puisque je ne suis pas encore décidé.e sur ce que je vais dire. Lorsque nous hésitons et que nous ne sommes pas convaincus d’une chose, nous sommes paralysés et incapables de passer à l’action

Parfois même, nous pouvons faire face à un dilemme qui nous bloque pendant des semaines et qui vous empoisonne l’esprit ! => vous plombe donc Je me souviens d’avoir retardé le lancement de certaines publications sur les réseaux sociaux, tout simplement parce que je n’étais décidé à savoir sur quel thème j’allais écrire…

Selon les auteurs, Merrill et Donna Douglass dans “Manage your time your work, yourself”, il faut savoir trancher, prendre une décision et l’assumer à 100% (au risque de se tromper, je vous l’accorde)… Autrement, on peut être paralysé longtemps par l’indécision.

Si vous êtes indécis et avez besoin d’aide pour prendre une bonne décision, nous pourrons en parler très prochainement

Quand la fatigue nous plombe

J’ai remarqué que lorsque l’on est fatigué, parce que l'on a mal dormi la veille, ou parce que j’ai eu une grosse journée exigeante, j’ai beaucoup de difficulté à entamer mes activités (surtout celles qui demandent de la concentration ou un gros effort).

Cela veut dire aussi, qu’il est important de bien mesurer les efforts que nous portons chaque jour.

Quand je suis fatiguée, je n’arrive pas à me lancer ni à trouver la force pour écrire. Alors je remets ma tâche au lendemain.

La fatigue affecte notre niveau d’énergie et réduit notre volonté, ce qui cause nécessairement la procrastination.

La solution ? Porter une attention à votre bien-être, pensez à bien dormir (même si vous le savez déjà), planifiez vos tâches journée par journée sans faire du remplissage ce qui risque de vous décourager et d’alimenter votre procrastination. Traitez les plus exigeantes ou urgentes à un moment où on a le plus d’énergie.

L’ennui est un autre frein

Ensuite, il y a l’ennui…

Ces tâches « plates » ou « barbantes » qui nous dépriment et ne nous donnent aucune envie de les faire?

C’est une cause MAJEURE de procrastination.

Lorsque quelque chose nous ennuie, nous trouvons toujours toutes les raisons du monde pour remettre au lendemain… Pourquoi cela vous ennuie ?

Rappelez-vous lorsque vous faisiez vos études, alors que vous aviez l’occasion de prendre de l’avance sur vos travaux et de les effectuer bien avant la date limite, vous attendiez toujours à la dernière minute (la veille à 20h…) en trouvant toutes sortes d’excuses du genre : « ça ne sert à rien de le faire d’avance », « vaut mieux que je m’y mette à la dernière minute, comme cela ce sera plus frais dans ma mémoire », etc.

Pourquoi faisons-nous cela ? Parce que nos travaux nous ennuient, on ne voit pas la nécessité de les faire et ils ne nous donnent pas envie de les faire. Par conséquent, notre réponse à l’ennui est de procrastiner.

Je n’aime pas du tout le fait de faire la comptabilité de mon entreprise ! Ainsi, je me retrouve toujours à être obligée de le faire à la dernière minute, avant d’être bloquée Il y aura toujours des tâches ennuyantes que nous pourrons difficilement éliminer.

Mais en étant conscient de ce facteur, nous pouvons tout de même essayer de déléguer ces tâches, de les sous-traiter ou de les faire le plus rapidement possible pour éviter que la souffrance ne dure trop longtemps… Moi, je me “mentalise” et je me concentre par des petits morceaux, ou des gros, pour me dégager de ces obligations qui occupe mon mindset.

Des objectifs trop compliqués à atteindre

c’est la complexité d’une tâche, d’un projet ou d’une activité.

Lorsque quelque chose nous semble trop gros ou trop compliqué, nous sommes souvent intimidés par l’ampleur de la tâche, nous ne savons pas par où commencer et nous réagissons en l’évitant le plus longtemps possible.

Je rencontre régulièrement des personnes qui ont des difficultés à avancer dans leurs dossiers ou par rapport à un gros projet qui leur tient à cœur depuis très longtemps, tout simplement parce que ça leur parait trop gros et ils ne savent pas par où commencer.

Il y a donc toujours une excuse pour ne pas réaliser son projet du genre : « trop compliqué », « je n’ai pas les ressources », « je n’ai pas l’expérience », etc.

Il y a un vieux dicton qui dit : « Un éléphant se mange une bouchée à la fois ». (le pauvre)

Un gros projet ou une activité complexe se réalise une tâche à la fois. Étape par étape.

Ce qui devient le projet terminé à la fin.

Pour éviter d’être paralysé par l’ampleur d’une activité, vaut mieux définir clairement une petite tâche que l’on peut faire MAINTENANT pour progresser vers l’accomplissement de ce « gros projet ».

Le manque de motivation

Ce facteur est probablement le pire d’entre tous puisqu’il relève d’un enjeu plus important : le manque de vision et d’objectifs.

On blâme souvent les gens qui manquent de motivation et qui ont tendance à procrastiner en disant qu’ils sont paresseux et qu’ils ne font rien de bon de leur vie.

En fait, ce n’est pas qu’ils sont paresseux, c’est peut-être juste parce qu’ils n’ont pas d’objectifs clairs à poursuivre !

Le manque de motivation provient presque toujours du fait que l’on n’a pas de but précis à poursuivre.

Lorsque l’on n’a pas de vision pour notre vie ni de but à poursuivre, on périt dans l’inaction.

Et puisqu’on ne poursuit pas de but, il n’y a rien qui nous motive à sortir du lit le matin et à passer à l’action. On alors du temps sur les réseaux sociaux, devant Netflix et sur toutes sortes de choses sans valeur au lieu de nous consacrer à réaliser nos objectifs qui nous tiennent à cœur.

Selon Timothy A. Pychyl, auteur du livre « Solving The Procrastination Puzzle », avoir un but à poursuivre est ce qui rend le plus heureux dans la vie. La procrastination ne provient pas nécessairement de la paresse, du manque d’efficacité ou de l’indiscipline. Elle provient de plusieurs facteurs auxquels nous sommes tous vulnérables.

Isabelle Raffenel


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